Sémiotique et La Transfiguration de Raphaël: le Christ transfiguré et l’enfant épileptique
Par Maria Suzana MARC AMORETTI, dimanche 17 mai 2009 à 19:51 :: LEAD Semiótica :: #34 :: rss
La Transfiguration (1520), ultime chef-d’oeuvre du peintre renascentiste Raphaël, conservé à la Pinacothèque du Vatican, raconte dans un seul tableau deux événements qui, selon la Bible, se sont déroulés au même moment en deux endroits différents.
Le peintre avait déployé une narrative sémiotique sur cette histoire biblique en inscrivant dans l’oeuvre l’idéologie esthétique de la Renaissance par le relais déictique (deixis = montrer) d’enseigner, de faire apprendre une leçon.
Le tableau de Raphaël exprime le conflit entre le pouvoir humain des apôtres et celui divin du Christ transfiguré. L’objet sémiotique de valeur qui apporte la cure est la Foi. Le héros est donc la figure du possédé qui joue um rôle essentiel dans le fonctionnement narratif du tableau. Le personnage de l’enfant épileptique ainsi que la transfiguration rélèvent de l’événement qui se caractérise par sa saillance et son éclat tandis que le tableau comme un tout peut être défini comme un procès. L’Observateur ne peut donc saisir le tableau comme un procès “en entier” (extensité), que s’il est touché par un événement (intensité). D’où la grande importance visuelle de ce personnage qui est placé par Raphaël au même niveau du Christ.
Commentaires
1. Le jeudi 6 août 2009 à 17:03, par Jeannine
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