Par Maria Suzana MARC AMORETTI,
lundi 29 juin 2009 à 06:46 ::Le Béarn
Maria Suzana Marc Amoretti:
Comment vous décrivez-vous?
Alain Lalaude:
Mon parcours est assez banal : école communale de Malaussanne jusqu’à 14 ans puis Lycée Beau Frêne à Pau jusqu’à 19 ans, études d’infirmier en psychiatrie diplômé en 1971, école de cadres à Bordeaux en 1975/76, enseignant au centre de formation d’infirmières de 1976 à 1980, cadre de santé de 1981 à 1988, cadre supérieur de santé de 1989 à 2006, puis retraite. Mes passions : la moto, restauration de voitures anciennes, bricolage en tout genre, montagne, photo et ….poésie
Maria Suzana Marc Amoretti:
Qu'est-ce que le Béarn représente pour vous?
Alain Lalaude:
D’abord c’est ma terre natale où depuis plusieurs générations mes ancêtres ont vu le soleil caresser les cimes enneigées de nos Pyrénées cette muraille d’à-pics qui nous rappellent que l’Espagne est juste derrière en direction du sud. Ici pas besoin de boussoles comme j’ai plaisir à dire à des amis qui habitent dans des régions plates comme la région parisienne, la Picardie… C’est un espace où il fait bon vivre par la clémence du climat, ni trop froid en hiver , ni trop chaud en été, souvent arrosé par les nuages venant de l’océan mas jamais trop longtemps. c’est bien pour cela qu’à la fin du 19ème siècle beaucoup d’anglais se sont installés à Pau et ont participé largement au développement de architectural et touristique de cette ville. C’est aussi une région où les traditions culinaires sont toujours vivantes avec en particulier les confits de canard, de porc, le foie gras, la garbure cette soupe de légumes dans laquelle un morceau de jambon à mijoté de longues heures pour lui donner un goût unique. Dans la maison paternelle que je restaure je compte bien cuisiner à nouveau au feu de bois dans l’antique cheminée pour retrouver les saveurs incomparables d’une omelette aux lardons, de boudin et de cèpes grillés, le parfum d’un ragoût de haricots ou d’une daube au vin blanc…. le Béarn c’est aussi le sens du dialogue et de la répartie. Il faut dire que notre langue se prête beaucoup à ce jeu à moins que ce soit l’inverse.
Maria Suzana Marc Amoretti:
Quel est le sentiment d'être Béarnais aujourd'hui ? Peut-on être Béarnais loin du Béarn ?
Alain Lalaude:
Il m’est difficile de répondre puisque je n’ai jamais quitté le Béarn mais je pense qu’on le reste toute sa vie ou devenir Béarnais est-ce possible? il faut me semble -t-il être imprégné de cette langue et de cette culture depuis son berceau mais rien n’est impossible à celui qui le désire vraiment.
Maria Suzana Marc Amoretti:
Une autre approche serait les sensations du Béarn: la perception des couleurs,des goûts, des textures, des lumières, des odeurs... Quand on ferme les yeux, comment le Béarn se présente-t-il dans votre imagination ?
Alain Lalaude:
Au loin, la chaîne de Pyrénées se détachant sur un ciel bleu, des prés verdoyants sur lesquels paissent des vaches en faisant tinter leurs clochettes… Le chant soudain d’un perdreau qui s’élève d’un fourré, une biche qui surgit d’un bois, le cri des grues qui migrent vers le nord…. L’angélus qui sonne à la cloche annonçant l’heure d’un bon repas que l’on va partager avec ceux que l’on aime dans la cuisine familiale dont voici ce que j’ai dessiné.
Par Maria Suzana MARC AMORETTI,
jeudi 21 mai 2009 à 19:46 ::LEAD Semiótica
Dans le cadre de l'Année de la France au Brésil j'ai eu le plaisir de connaître l'artiste multimedia Fred Forest dans ce mois de mai à Porto Alegre. Il est venu animer le panorama artistique du Brésil et apporter son exemple aux jeunes et aux moins jeunes aussi. Maintenant je donne la parole à Fred Forest.
Maria Suzana Marc Amoretti:
Vous avez fait votre auto-portrait comme étant avant tout celui d’un “expérimentateur”. C’est à cette condition que vous avez développé votre processus créatif comme artiste multimedia ?
Fred Forest:
Être un "expérimentateur", c'est d'abord une question de nature personnelle. C'est sans doute une certaine propension à la curiosité. Essayer d'explorer les choses en dehors des pistes habituelles; déjà toute tracées. Il faut bien se garder ne pas être pris au piège de la facilité, voir de la répétition. Je ne conçois pas l'art sans expérimentation car on risque rapidement de tomber alors dans des modèles sans invention nouvelle, donc dans de l'artisanat ! Je n'ai rien contre le "savoir faire" qu'implique l'artisanat mais je suis contre sa répétition des modèles jusqu'à l’épuisement de toute invention. Parmi les artistes il y a les " expérimentateurs " comme Picasso par exemple et ceux qui se copient eux-mêmes toute la vie, sombrant dans une vaine répétition. Il ne s'agit nullement de faire du nouveau pour faire du nouveau, mais de tenter en permanence de trouver les langages qui sont en adéquation étroite avec notre environnement, nos connaissances du moment, les techniques et technologies qui sans cesse évoluent et émergent, et enfin les idées (ideologies) qui elles-mêmes ne cessent d'évoluer. Comme artiste tout court (j'ai été moi-même dessinateur de presse et peintre) en privilégiant autant que possible la recherche mais comme artiste multimedia l'expérimentation devient de fait indispensable en soi car l'hybridation des supports et des techniques nous place necessairement en situation d'expérimentateur car il n'y a pas de modèles antérieurs. Au-delà du cadre de l'art qui est celui cet échange, je pense aussi que dans tous les domaines de l'activité humaine il y a une exigence de renouvellement et d'expérimentation pour conjurer la routine, la convention et finalement la sclerose.
Maria Suzana Marc Amoretti:
Quand on s’est parlé à Porto Alegre, vous avez dit qu’il y a une sorte de pouvoir de la part des collectionneurs, des galeries d’art, des musées, enfin, des institutions officielles et aussi des personnes liées à l’art en général qui veulent maintenir les mêmes critères d’évaluation de l’oeuvre d’art ad aeternum.
Fred Forest:
La nature humaine a horreur du changement et lui préfère la paresse d'un confort que perdure. Être
confronté au changement, nous contraint à un effort permanent et nous oblige à faire face à des situations inédites qui nous obligent de modifier nos comportements physiques et psychologiques. Notre perception la plus juste possible de l'art nous conduit à remettre en question les anciennes grilles qui nous permettaient hier une approche et une analyse de l'art.Tout simplement parce que le monde change. Tous simplement par le fait que l'art, nous-même et la société, ne sont pas des notions et des repères défintivement arretés mais en interactions permanentes. Pour ce qu'il est des collectionneurs, des galeries et des institutions, souvent les critères d'évaluation sont maintenus uniquement par la lenteur avec lesquelles s'assimilent les nouvelles formes. Il ne faut pas oublier que les impressionnistes eux-mêmes ont commencé par être au Salon des refusés ! tandis qu'aujourd'hui ils sont dans tous les musées du monde les plus importants. J'ajouterai que les collectionneurs, les galeries, les institutions sont victimes d'un formatage du goût et que ce formatage a également pour raison la difficulté à faire évoluer le système économique qui leur est propre de l'esthétique de l'objet à l'esthétique de la communication.
Maria Suzana Marc Amoretti:
À votre avis, quels sont les nouveaux critères de valeur de l’oeuvre d’art de la révolution digitale en marche apportés surtout par l’accès à l’Internet et comment peuvent-ils s’exprimer à partir de Second Life?
Fred Forest:
Les nouveaux critères de valeur symbolique de l'art avec le digital s'établissent sur un changement de notre rapport au monde et d'un glissement perceptible de l'esthétique vers l'éthique. Il ne s'agit plus de fabriquer des produits pour la "décoration " des appartements bourgeois dont il faut orner les murs, mais d'offrir à chacun à l'aide d'outils qui appartiennent à notre époque des "moments" existentiels qui sont partagés à distance. Des "moments" qui ne sont plus uniquement visuels et extérieurs mais des "moments" qui nous ramènent aux racines et à la conscience de notre véritable relation au monde, ici et maintenant. Nous passons de la "representation" a la "présentation". L'art digital n'a pas pour objectif de représenter nos conventions visuelles, mais de nous rendre à nous mêmes. Sur Second Life il peut y avoir le pire et le meilleur...Le pire, c'est ce qui est le plus repandu hélas sur Second Life ! où les protagonistes dupliquent le monde tel qu'il se présente dans la realité, terme à terme, comme copie conforme. Dans ce cas, on se trouve, face à une "représentation" du réel qui ne fait pas émerger une vraie et nouvelle façon de voir, de sentir, de comprendre. L'imaginaire et l'invention sont absents. Seules les références à une culture obsolete subsistent. Mais en cherchant bien sur Second Life on découvre soudain un "objet " qui ne ressemble à rien, porteur d'une illumination inédite qui aiguise nos sens et éclaire notre esprit. Mais pour cela, il faut être patient et bien chercher ! Avec Second Life, c'est comme dans la peinture hier: avec de la peinture vous pouviez être un artiste de génie et faire des tableaux sublimes, ou simplement faire de la peinture en bâtiment en pretendant que c'est de l'art !
Maria Suzana Marc Amoretti:
Les artistes ont toujours utilisé des stratégies de communication pour prendre le pouvoir. L’Internet est un moyen de diffuser les messages des artistes sans qu’ils dépendent des musées et des galeries à la mode. Quand l’artiste réussi à structurer lui-même son propre réseau de dissémination de l’oeuvre d’art il arrive à la fois à ouvrir les portes de la société pour son travail et aussi à mettre en place de nouvelles valeurs qui restaient jusqu’alors apprivoisées par l’idéologie institutionnelle dominante.
Selon vous, l’Internet aujourd’hui permet la libération des artistes du joug du pouvoir institutionnel? Dans ce sens là, êtes vous même un exemple de ce genre nouveau d’artiste ?
Fred Forest:
Oui ce que vous avancez là est parfaitement exact. Je le partage entierement. Et c'est sûr, aussi, que je suis à ce titre un exemple emblematique, non seulement parce que je l'affirme, mais que par beaucoup de mes actions, j'en apporte les preuvres tangibles et par les résultats j'en administre la démonstration irrécusable.
Maria Suzana Marc Amoretti:
Vous avez avoué votre fascination pour les avatars par leur propriété d’être d’hybrides, un peu humains et un peu artificiels. Racontez quelle est l’origine de votre plus recent personage – EGO Cyberstar – et quels sont les rapports identitaires que peut-être vous entretenez avec lui ?
Fred Forest:
Les rapports identitaires que j'entretiens avec Ego Cyberstar sont complexes et seul mon psychanaliste pourrait vous apprendre quelque chose à ce sujet... Mais comme je n'ai pas de psychanaliste, on ne le saura jamais ! Je pense que ma psychanalise la meilleure se fait, au jour le jour, avec l'art. Tout roman, même si son auteur s'en defend, est toujours autobiographique. Je veux bien en consequence qu'Ego Cyberstar soit à la fois ma mère, mon père, mon frère et le Saint Esprit, mais cette éventualité ne trouble en rien mon esprit. Un jour que nous dinions à Paris tous les deux dans un petit restaurant algérien rue de la Huchette, Vilem Flusser, après une longue conversation au cours du repas, où nous n'étions pas d'accord, a fini par me lancer irrité et peremptoire :" Fred tu dois savoir qu'un chat n'est pas autre chose qu'un automate amelioré. Puis, originaire de Prague, ou il est né, et maintenant enterré, après avoir passé la plus grande partie de son existence au Brésil, il m'a longuement parlé du Golem. Je pense aujourd'hui qu'Ego Cyberstar pourrait avoir pour moi quelque chose de commun avec le Golem tel que Flusse (grand érudit) m'en a parlé...
Maria Suzana Marc Amoretti:
Quels sont vos rapports avec le Brésil ? Pourquoi les Biennales sont-elles une obsession dans votre vie ?
Fred Forest:
Mes rapports avec le Brésil sont des rapports affectifs et énergétiques. J'adore le Brésil, car j'y ai rencontré une force vitale qui m'a permis de surfer juqu'à Porto Alegre et, peut-être, un jour encore plus loin dans une de ces villes du-bout-du-monde du Brésil, où toutes les "expérimentations" sont encore possibles dans un pays neuf et en devenir.
Par ailleurs, le Brésil a joué pour moi un rôle important dans le déroulement de ma carrière d'artiste sur une époque de plus de trente ans durant. C'est là ou mon vécu existentiel s'est fondu le plus étroitement avec ma trajectoire d'artiste et aussi avec la reconnaissance que vous savez.
Les Biennales ne sont pas des obsessions du tout dans ma vie, se sont des terrains de jeu comme les stades le sont pour les footballeurs... Des champs d'expérimentation où je donne libre cours à ma verve critique, à mon gout marqué pour la simulation, à mon partage avec d'autres artistes de projets solidaires faisant sens.
Maria Suzana Marc Amoretti:
2009 est l’Anné de la France au Brésil et vous êtes venu dans ce cadre faire des conférences et expositions dans trois importantes villes brésiliennes: São Paulo, Porto Alegre et Brasília.
Que signifie pour vous l’Année de la France au Brésil ?
Fred Forest:
L'Année de la France au Brésil au-delà du bla-bla-bla gouvernemental et de l'instrumentalisation des symboles et des artistes par les differents pouvoirs n'évoque rien d'autre pour moi que l'opportunité de retrouver, une fois encore, un pays, des hommes et des femmes que j'aime.
Par Maria Suzana MARC AMORETTI,
dimanche 17 mai 2009 à 19:51 ::LEAD Semiótica
La Transfiguration (1520), ultime chef-d’oeuvre du peintre renascentiste Raphaël, conservé à la Pinacothèque du Vatican, raconte dans un seul tableau deux événements qui, selon la Bible, se sont déroulés au même moment en deux endroits différents.
Le peintre avait déployé une narrative sémiotique sur cette histoire biblique en inscrivant dans l’oeuvre l’idéologie esthétique de la Renaissance par le relais déictique (deixis = montrer) d’enseigner, de faire apprendre une leçon.
Le tableau de Raphaël exprime le conflit entre le pouvoir humain des apôtres et celui divin du Christ transfiguré. L’objet sémiotique de valeur qui apporte la cure est la Foi. Le héros est donc la figure du possédé qui joue um rôle essentiel dans le fonctionnement narratif du tableau. Le personnage de l’enfant épileptique ainsi que la transfiguration rélèvent de l’événement qui se caractérise par sa saillance et son éclat tandis que le tableau comme un tout peut être défini comme un procès. L’Observateur ne peut donc saisir le tableau comme un procès “en entier” (extensité), que s’il est touché par un événement (intensité). D’où la grande importance visuelle de ce personnage qui est placé par Raphaël au même niveau du Christ.
Par Alice MARC,
mardi 28 avril 2009 à 22:10 ::Le Brésil
Au Brésil, c’est aujourd’hui la fête des Belles-Mères - Dia da Sogra.
Même si le 28 Avril n’est pas encore tradition chez nous, c’est l'occasion non seulement de témoigner du respect à sa Belle-Mère, mais aussi de célébrer les éléments de la famille.
Cette fête se transforme ainsi en fête de la famille où l'on partage le désir d'union et d'harmonie.
Donc bonne fête à toutes les Belles-Mères qui rendent visite au Blog de la Biarnesa !
Par Maria Suzana MARC AMORETTI,
mardi 21 avril 2009 à 22:37 ::Général
Le 21 abril 2009, date importante de l’histoire du Brésil (mouvement du XVIIIème siècle, inspiré par la Révolution Française, appellé “Inconfidência Mineira” lors de la mort de Tiradentes, animateur de ce premier mouvement d’indépendance du Brésil, le 21 avril 1792) marque le début de L’Année de la France au Brésil qui se déroulera jusqu’au 15 novembre 2009 (date qui commémore le passage de la monarchie au régime républicain au Brésil, au XIXème siècle, le 15 novembre 1889).
L’Année de la France au Brésil est le résultat d’abord d’une décision conjointe prise par les Présidents français et brésilien en 2006 et ensuite par une autre déclaration des Présidents Luiz Inácio Lula Da Silva et Nicolas Sarkozy, faite le 12 février 2008 à Saint-Georges de l'Oyapock, en Guyane. Les deux présidents se sont réunis en Guyane pour établir un plan d’action franco-brésilien : “Forts de leur volonté commune de développer le partenariat stratégique entre la France et le Brésil dans ses dimensions transfrontalière, bilatérale et internationale”.
L’Année de la France au Brésil fait suite à l’Année du Brésil en France (2005) qui avait connu un énorme succès. Maintenant c’est à la France l’opportunité de présenter dans les différentes régions brésiliennes toute la richesse de la culture française et du savoir-faire français dans différents domaines.
L’organisation de l’Année de la France au Brésil 2009 relève en France du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes. Elle est mise en oeuvre par le commissariat français de l’Année et les équipes de Culturesfrance, opérateur délégué du ministère des Affaires Étrangères et Européennes et du Ministère de la Culture et de la Communication, pour les échanges culturels internationaux. Un comité interministériel appuie l’action du commissariat. D’autre part, l’organisation de l’Année de la France au Brésil relève au Brésil du Ministère de la Culture et du Ministère des Relations Extérieures, et implique la participation d’autres structures publiques et privées fédérales, des états et municipales.
La programmation a été construite autour de trois axes principaux:
1- La France aujourd’hui : création artistique; innovation technologique ; recherche
scientifique ; débat d’idées ; dynamisme économique.
2- La France diverse : diversité de la société française ; diversité des savoir-faire ;
diversité régionale.
3- La France ouverte : partenariats franco-brésiliens, qui doivent inspirer les projets ;
partenariats franco-brésiliens avec d’autres pays du monde (Afrique,
Caraïbes, Amérique latine); débat sur les grands thèmes de la mondialisation.
L’Année concerne les principales villes et régions brésiliennes et touche tous les publics. La cérémonie d’ouverture a eu lieu dans la ville historique de Ouro Preto, à l’état de Minas Gerais. Au cours de la cérémonie, l’actrice et chanteuse brésilienne Bibi Ferreira, interprète d’Edith Piaf, a eu l’honneur de chanter l’hymne national de la France, La Marseillaise. L’hymne national du Brésil a été exécuté par l’Orchestre Filarmonique de Minas Gerais et l’hymne de l’état de Minas Gerais a été interprété par le chanteur et compositeur brésilien Milton Nascimento.
Le Blog de la Biarnesa est mobilisé dans le sens de coopérer pour donner la visibilité nécessaire à cet événément phare en essayant de favoriser l’amitié, la solidarité, les échanges et le partenariat entre Français et le Brésiliens à travers d’une meilleure connaissance de la la France et du Brésil.
Par Biarnesa,
mercredi 24 décembre 2008 à 16:23 ::Général
La Biarnesa souhaite à tous un joyeux Noël ! Tino Rossi chante Petit Papa Noël, dont les paroles ont été écrites par Raymond Vinci et la musique est de Henri Martinet (1946).
Par Maria Suzana MARC AMORETTI,
dimanche 21 décembre 2008 à 14:18 ::Le Béarn
Des liens sociaux sont souvent tissus autour d'une table, en savourant un bon repas. Le goût des aliments, son aspect visual, sa texture, ses couleurs, son odeur offrent une occasion permanente de communication à travers l'échange symbolique des signes et des codes qui émanent du plaisir culturel de manger.
La gastronomie du terroir béarnais est très riche. Elle nous donne envie de déguster toutes ces savoureuses spécialités: la garbure, le confit de porc, les coeurs de canard pour n’en citer que quelques-unes. Mais ce mois de décembre nous a reservé une belle surprise !
La Biarnesa a reçu un cadeau très spécial de M. Peio Larquier: le pastis d’Amélie. Nous trouvons une charmante définition de pastis sur le site du Pastis d’Amélie:
“Pâtisserie, pastisseria, … pastis ! Un mot gascon pour dire « pâte », pour baptiser, au fil du temps, une ribambelle de gâteaux et ne finir par n’en désigner que le meilleur : ce gâteau béarnais moelleux et doré”
M. Larquier est le successeur de la famille et le gardien de la recette du pastis de son arrière-grand—mère Amélie. Cette spécialité béarnaise est fabriqué dans une boulangerie, située à Mazerolles et son processus de fabrication dure 48 heures:
“Un périple de fabrication qui a coutume de commencer par une longue nuit, où vont macérer infusion de gousses de vanille et de rhum, lait, anis, beurre et sucre. Rhum, vanille et anis pour un savant mélange d’arômes. Un anis naturel dont le parfum se révélera ensuite à la cuisson.
Et le soleil se lève, et annonce le temps du levain (« borider » en gascon). Farine, levain ajoutés au mélange, on commence à pétrir la pâte. Tout d’abord une première fois à la machine, puis ensuite à la main, pour l’oxygéner et lui donner un peu de légèreté. Un tour de main passionné, unique et artisanal. « Une pâte vit. On ne la travaille pas de la même façon, selon qu’il fait chaud ou froid. On modifie la durée de fermentation. Pour le pastis ou pour le pain, c’est la même chose. Changer sa méthode de travail est intéressant. Sinon c’est l’usine. ».
Puis la pâte fermente, 36h durant. Dans un local fermé à 27°C, elle finit par « bouillir », on parle de « borrit ». Il ne lui reste plus qu’à prendre place, dans ces moules beurrés conçus spécialement pour rappeler la forme des casseroles dans laquelle elle cuisait autrefois. « Je sens à la main si je prends assez de pâte ou non », confie Jean-Louis Larquier, quand il remplit ses moules et y saupoudre ensuite de gros grains de sucre. Enfournés enfin pour une ultime étape, près d’1h30 pour retrouver le goût, le moelleux et la forme du Pastis d’antan, jusqu’à ce que l’aiguille à tricoter d’Amélie elle-même, teste et déclare la cuisson terminée.”
Le colis, que nous a été gentimment offert par lui, nous a fait embarquer dans un voyage culinaire savoureux au pays de nos ancêtres. Nous avons goûté ces pastis au petit-déjeuner et au goûter, avec toute la famille réunie. Le Pastis d’Amélie a donc favorisé un vrai échange symbolique avec le Béarn et nous a fait rêver des temps d’antan en même temps qu’il nous laisse un message sur l’importance de garder la tradition à travers la valorisation des produits du terroir et des savoirs-faire qui se transmettent de génération en génération.
Par Maria Suzana MARC AMORETTI,
mardi 5 août 2008 à 17:26 ::Le Brésil
La télévision brésilienne, considérée comme une des meilleures et des plus modernes du monde, a reçu plusieurs prix internationaux pour la qualité de ses émissions. Son principal produit est le feuilleton, avec des grandes audiences locales et, actuellement, exporté dans plus de 130 pays.
La première chaîne commerciale du Brésil pour son audience est la TV GLOBO. C’est elle aussi qui produit la majorité des feuilletons télévisés (novelas). Les feuilletons brésiliens envahissent les heures de grande écoute de la télévision brésilienne et sont une passion nationale, au point d’aller jusqu’à déterminer certains comportements culturels de leurs habitants.
Les feuilletons sont suivis tous les soirs par des millions de brésiliens de tous les âges, de toutes les classes sociales et envahissent les horaires de grande écoute du nord au sud du pays. La popularité des feuilletons brésiliens est due en grande partie au fait que dans ces fictions télévisuelles on présente des scénarios soignés, des trames et des personnages séduisants, toujours avec de l'humour et de l'émotion.
L'humour nous invite à rire de notre dure réalité et ainsi l’humour nous aide à mieux la comprendre. D'autre part, il y a l'effet catharsis, quand les spectateurs en vivant, par procuration, les émotions des personnages du feuilleton, se libèrent de leurs propres angoisses.
Le feuilleton télévisé Belíssima, produit et diffusé sur la chaîne brésilienne Globo, écrit par Sílvio de Abreu avec des acteurs comme Fernanda Montenegro (qui a joué dans le film Central do Brasil), Tony Ramos, Glória Pires, Lima Duarte, Glória Pires, Cláudia Abreu, Marcelo Anthony, Cláudia Raia, Reynaldo Gianecchini, Irene Ravache, a connu beaucoup de succès en 2005/2006.
Les feuilletons se construisent avec la forte présence de la musique nationale et internationale. La bande sonore des feuilletons génère des diffusions massives à la radio et des émissions à la télé (surtout des vidéoclips) et fait que les artistes soient très populaires.
En 2005, la bande sonore du feuilleton Belíssima a fait le Brésil découvrir la compositrice et chanteuse Carla Bruni, actuellement la première dame de la France, épouse du président Nicholas Sarkozy. La chanson « Quelqu’un m’a dit » interpretée par Carla Bruni - vous pouvez l'écouter en cliquant sur la deuxième vidéo à la fin de ce billet - faisait partie de la bande sonore de ce feuilleton comme la chanson thème du personnage Érica Assumpção (vécue par Letícia Birkheuer).
Vous trouverez ci-dessous l’ouverture du feuilleton Belíssima, une création des designers Hans Donner et Alexandre Pit Ribeiro, avec la chanson “Você é linda” du chanteur et compositeur Caetano Veloso. Hans Donner est le responsable pour l’identité visuelle de la chaîne Globo et pour la plupart des ouvertures des émissions télévisives.
Par Maria Suzana MARC AMORETTI,
mardi 15 juillet 2008 à 03:00 ::Général
Le 14 juillet est la Fête Nationale Française qui célèbre le début de la Révolution Française en 1789. Cette date correspond à la prise de la Bastille, prison et symbole du pouvoir absolu de Louis XVI.
La chute de la Bastille est un symbole de liberté et de combat à l’opression non seulement pour tous les citoyens français mais aussi pour nous en Amérique Latine. Au Brésil en particulier, elle nous invite vers un monde meilleur soutenu par les trois idéaux de la République française: Liberté, Égalité et Fraternité.
Cependant, beaucoup des valeurs qui symbolisent cette date puisent leurs origines dans l’admiration que les philosophes français ont porté aux Indiens du Brésil qui vivaient dans le paradis en contact avec la nature. Au XVIème siècle, quelques Indiens du Brésil étaient à Rouen, en Normandie.
Le regard français sur l’altérité a recuperé les valeurs du bon sauvage, éloigné du mercantilisme et des grands bouleversements de la Révolution Industrielle. Le mythe du bon sauvage, qui s’est constitué suite à la découverte de l’Amérique, est l’idéalisation des hommes vivant en contact étroit avec la nature. L’utopie des lumières qui nous fait rêver encore aujourd’hui répond à la quête des valeurs du 18ème siècle.
Au XVIe siècle, les Rouennais s'intéressent au bois brésilien, qui donne une teinture rouge, et ils envoient Verrazzano le chercher sur les terres auxquelles il a donné son nom : ainsi, Rouen devient le principal port pour le trafic avec le Brésil, et lors de la visite du roi Henri II en 1550, une fête brésilienne est organisée sur la Seine. C'est à Rouen que Montaigne rencontre des Indiens brésiliens.
L’écrivain brésilien Afonso Arinos de Melo Franco (1905-1990) a écrit en 1937 un livre incontournable intitulé L’Indien Brésilien et la Révolution Française (O Índio Brasileiro e a Revolução Francesa). Il fait une comparaison entre l’extrait des Essais de Montaigne, consacré au cannibalisme, et le second Discours de Rousseau.
Son oeuvre de littérature comparée est une brillante analyse de l’impact de l’image de l’indien brésilien dans l’imaginaire, dans la littérature et dans la pensée des européens des siècles XVI, XVII et XVIIIème siècles. C’est pour tous ces liens culturels que nous fêtons aussi la Révolution Française au Brésil. Vive la France !
Par Alice MARC,
mercredi 2 juillet 2008 à 04:36 ::Le Brésil
Le Brésil et l’Algérie ont établi six accords bilatéraux qui renforcent le partenariat établi entre ces deux pays depuis l’Accord de Coopération Scientifique, Technologique et Technique, signé à Brasília, au Brésil, en 1981.
En effet, le 23 juin 2008, le Chef du Gouvernement de l’Algérie, M. Abdelaziz Belkhadem, a reçu en visite en Algérie le Ministre des Relations Extérieures du Brésil, M. Celso Amorim, en présence du Ministre des Affaires Etrangères de l’Algérie, M. Mourad Medelci.
Les échanges commerciaux entre l'Algérie et le Brésil ont dépassé 2,4 milliards de dollars (mds USD) en 2007, avec une balance commerciale largement en faveur de l'Algérie, d'après les Douanes algériennes.
Les exportations algériennes vers le Brésil, essentiellement des produits énergétiques (à plus de 99%), ont ainsi atteint 1,8 mds USD, alors que le Brésil a exporté vers l'Algérie pour 603,6 millions USD, essentiellement du sucre (49% en valeur), de la viande et des abats comestibles (18,3%) et du lait et produits laitiers (près de 6%), selon la même source.
Ainsi, lors de la 3e session de la commission mixte algéro-brésilienne, à la résidence El-Mithak, des accords pour un partenariat stratégique renforcé ont été établis.
Selon le Ministre Medelci, le Président de la République de l’Algérie, M. Abdelaziz Bouteflika, avait présenté ses directives concernant le projet d'accord global entre l’Algérie et le Brésil.
Dans le cadre de ces accords de coopération, des nouveaux projets internationaux doivent être elaborés et bientôt mis en place, avec le soutien des experts dans les domaines concernés, à savoir: l'agriculture et l’environemment (la gestion et la surveillance des écosystèmes forestiers, la gestion conservatoire des eaux et des sols en zone humide du Tell oriental et le développement intégré et durable de la zone amont du bassin versant de l’oued Touil), la santé (la chirurgie cardiaque pédiatrique et le traitement des victimes de brûlures), les petites et moyennes entreprises et l'artisanat (la production de gemmes lapidées, de bijoux et d’artisanat minéral).
Sur les rélations de son pays avec le Brésil, M. Medelci dit que l’Algérie a beaucoup à partager avec le Brésil qui, en dépit de l'éloignement géographique, nous est éminemment proche, à travers sa riche culture et l'amitié qu'elle nous a constamment témoignée.
De plus, le Ministre des Affaires Étrangères de l’Algérie considère la cooperátion avec le Brésil déjà stratégique si on en juge par la qualité des rapports sur le plan politique, culturel et de l'amitié entre les peuples brésilien et algérien.
Le Ministre des Affaires Étrangères du Brésil, M. Amorim, a déclaré que le Brésil et l’Algérie ont des positions de leadership parmi les autres pays en développement et a souligné l’importance des échanges commerciaux pour ces peuples.
Le Ministère des Affaires Étrangères de l’Algérie déclare que l’Algérie doit également bénéficier de l’expérience brésilienne dans le domaine de la production de gemmes lapidées, de bijoux et d’artisanat minéral, dont le Brésil est l’un des plus importants producteurs mondiaux.
De cette façon, une école pilote sera mise en place à la Maison de l’Artisanat de Tamanrasset, dans le but de promouvoir l’échange des expériences entre les artisans brésiliens et algériens.
Tamanrasset (Tamanghasset, ou Tamenghest, en berbère) est une ville de 76.000 habitants située dans une oasis du sud de l’Algérie, où des tribus Touareg se rencontrent. Vous pouvez voir une vidéo (en anglais) sur Tamanrasset à la fin de cet article.
À propos des bijoux ethniques de Tamanrasset et des Touaregs, nous citons un article sur le Festival des cultures des peuples du désert à Alger, publié par le quotidien El Watan:
Festival des cultures des peuples du désert à Alger
Un bijou est aussi une mémoire
Parmi les exposants au festival des cultures, des civilisations et peuples du Sahara, des artisans touareg. Ils fabriquent entre autres des bijoux. Des bijoux sobres et austères qui traduisent l’environnement dans lequel vit la société targuie. Exemple de ces bijoux, tirewt (talisman).
Boucles d’oreilles fabriquées à Tamanrasset, de forme triangulaire, auxquelles sont suspendus de petits triangles. La forme géométrique « symbolise les traces des pattes de gazelle », explique son fabricant. « Tirewt signifie talisman. Il protège contre le mauvais œil. »
Le collier tamit est fabriqué à Bordj Badji Mokhtar. Tamit, selon l’un des artisans de la région, est le nom de la déesse de la beauté pour les Touareg dans les anciens temps. Il est fabriqué en argent et constitué d’un cercle auquel est suspendu un losange dont les quatre angles signifient les quatre directions.
Quant au cercle, c’est la lune, relève le même interlocuteur. « Ce bijou est mis par les hommes et les femmes et les significations de ses formes géométriques répondent à une facette de notre quotidien. La lune et les quatre directions mettent en lumière le fait que nous aimons voyager la nuit, car il fait frais.
En plus, cela nous permet d’économiser l’eau et d’être en sécurité La nuit, nous passons inaperçus aux yeux des brigands », explique-t-il. Cela dit, plusieurs artisans ignorent la signification des formes et motifs qui ornent leurs bijoux. Cependant, dans les sociétés traditionnelles, qui vivent en autarcie, rien n’est fait au hasard.
Un motif peut traduire des indices de la mémoire collective et du mode de vie de la société concernée. « Ces détails, il n’y a que nos vieux qui les connaissent. De notre côté, nous fabriquons ces bijoux comme ils nous ont appris à le faire. Les jeunes ne cherchent pas à comprendre les significations de leurs formes et des motifs qui leur sont imprimés », constatent quelques-uns de ces artisans.
Effectivement, en développant les activités prévues dans le cadre du projet de production de gemmes lapidées, de bijoux et d’artisanat minéral, les artisans pourront également transmettre la signification sociale d’un important héritage technique aux futures générations.
De cette façon, nous observons que l’accord de coopération entre le Brésil et l’Algérie concerne non seulement l’économie internationale mais aussi la préservation du patrimoine culturel immatériel de ces deux pays.
Par Maria Suzana MARC AMORETTI,
samedi 28 juin 2008 à 02:01 ::Général
Aujourd’hui, les jardins s’installent à l’hôpital comme un lieu de vie. Le jardin de guérison a des propriétés purificatrices et constitue une tendance et une volonté affirmée par les centres hospitaliers du monde entier.
Cependant, ce jardin ne prétend pas ici guérir, mais plutôt calmer la douleur et les angoisses, repousser l’isolement, garder un lien avec la nature et en maintenir l’espoir de vivre. Ce n’est pas tout à fait nouveau, ce rapprochement entre santé et nature.
Au XIXème siècle, par exemple, après la parution de l’oeuvre de Philippe Pinel, le Traité médico-philosophique sur l’aliénation mentale, en 1809, le jardin était toujours perçu comme associé au traitement des malades mentaux, comme um moyen thérapeutique.
Quelque temps après, Esquirol, psychiatre français disciple de Pinel, a tracé le premier plan idéal d'asile pavillonnaire pour les asiles d’aliénés, dont chaque secteur possédait son jardin individuel. Aujourd’hui, la forme des jardins a évolué en suivant les modes, les temps et le développement de la médecine.
Les patients, employés et visiteurs qui s’y promènent bénéficieront des effets reposants de la présence d’un jardin de guérison, à l’hôpital. Des études scientifiques témoignent des avantages du jardin pour la santé: la qualité du sommeil, l’appétit et la réduction des médicaments.
Les projets de création, réhabilitation ou dévelopement de jardins à but thérapeutique en milieu hospitalier et en maisons de retraite, adaptés en fonction des personnes qui l’habitent, doivent avoir l’appui des gouvernements et de toute la société. N’oublions pas pour autant que ces projets demandent dévouement, temps des spécialistes (designers, architectes, jardiniers, médecins), beaucoup de travail et d’effort et tout cela représente un coût qui exige des fonds.
Étant convaincus que le jardin en milieu hospitalier peut aider de plus en plus de patients à retrouver le bien-être et la serénité nécessaires à leur santé, des spécialistes de différents domaines se sont réunis à Versailles, en mai 2008, pour discuter et faire l’état des connaissances dans ce domaine de la santé autour du 1er Symposium international ''Jardins à but thérapeutique'' dans le contexte hospitalier et para hospitalier.
Des iniciatives comme celle-ci sont importantes pour la mise en commun d’expériences, pour le développement de la recherche et surtout pour le maintient de la santé à travers un espace bien pensé et aménagé qui est le jardin.
Par Alice MARC,
mercredi 18 juin 2008 à 02:05 ::Le Béarn
La Journée mondiale de l'environnement, célébrée chaque année le 5 juin, nous concerne tous directement en tant qu’individu mais aussi en tant que membre d'une communauté.
C'est une date créée par les Nations Unies dans le but de susciter une plus grande prise de conscience envers l'environnement et aussi de promouvoir l'intérêt et l'action politique.
Le thème de la Journée mondiale de l'environnement retenu pour 2008 est le suivant:
CO2 Non à la dépendance ! Pour une économie à faible émission de carbone.
Les principales célébrations de la Journée mondiale de l’environnement 2008 se déroulent en Nouvelle Zélande et la ville de Wellington a été l’hôtesse de cette journée des Nations Unies.
Les changements climatiques sont une des préoccupations les plus importantes de nos jours et le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) a demandé aux pays, aux industries et aux communautés de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, en guidant le public vers la neutralité climatique, ce qui permettra aux nations de vivre un avenir plus heureux.
Trevor Mallard, ministre de l'environnement de la Nouvelle Zélande, a dit :
La durabilité est au cour de l'identité nationale de la Nouvelle Zélande. Nous sommes fiers de notre image verte et propre, et nous nous sommes fixé des buts ambitieux dans nos efforts pour progresser vers la neutralité carbone.
Mais il faut remarquer que les collectivités locales et régionales contribuent de manière décisive au succès du dévelopement durable et d’une politique climatique efficace et respectueuse de l’environement.
a pour objectif de développer des actions de sensibilisation et d’éducation à l’environnement pour un développement durable et dans une démarche éco citoyenne, comprennant des actions en milieu scolaire, actions hors temps scolaire, sensibilisation et formations, colloques et journées débats, sorties découverte nature.
Le CPIE Béarn est un exemple de cette éducation des enfants à partir des projets qui intègrent des sorties sur le terrain (au minimum une sortie par projet), des préparations des sorties, des exploitations des sorties en approfondissant les thématiques et la mise à disposition des élèves et des enseignants du matériel pédagogique pendant la durée du projet.
Les projets amènent les élèves et les enfants et adolescents en période de vacances scolaires du département des Pyrénées-Atlantiques à découvrir et connaître le patrimoine naturel du Béarn et les sensibiliser aux questions d’environnement.
Les enfants sont amenés à connaître les espaces naturels sensibles (tourbières, coteaux…), les espèces emblématiques (gypaète barbu, orchidées, plantes carnivores…), les itinéraires de petites et grandes randonnées, le paysage et son évolution, la biodiversité pour travailler sur la préservation consciente de leur patrimoine naturel et culturel.
En Béarn, les enfants sont perçus comme des agents actifs du développement durable et équitable.
L’appel des enfants pour l’environnement est donc une stratégie sociale fondamentale non seulement pour l’information des enfants mais aussi pour informer et former largement leurs familles sur le développement durable et les domaines qu’il recouvre (changement climatique, biodiversité, transports, déchets, etc) et motiver des changements de comportements, à travers l’enfant, en expliquant les bonnes pratiques quotidiennes à adopter en faveur du développement durable.
Par Maria Suzana MARC AMORETTI,
jeudi 12 juin 2008 à 02:02 ::Le Brésil
Le jour des amoureux au Brésil est le 12 juin.
C’est l’équivalent brésilien de la Saint-Valentin de nombreux pays, le 14 février. Les couples des amoureux en profitent pour échanger des cadeaux, des cartes, des fleurs, des chocolats.
À l’origine, cette date a été choisie en tant que stratégie commerciale.
Les ventes au Brésil étant très faibles au mois de juin, le publicitaire João Dória a créé en 1949, à São Paulo, le slogan publicitaire suivant pour son agence: Les bisous seuls ne prouvent pas l’amour.
Ce slogan a été repris partout au Brésil et c’est ainsi que les Brésiliens amoureux ont vu surgir le Dia dos Namorados (Jour des Amoureux).
Cependant nous sommes face à une curieuse coïncidence: le 12 juin est la veille de la Fête de Saint Antoine, le saint protecteur des amoureux et celui qui aide les femmes célibataires à trouver un mari.
Alors si les coïncidences n’existent pas, tous ces faits sont liés par une signification spéciale.
En effet, Saint Antoine de Padoue (né à Lisbonne le 15 août 1195 et mort à Padoue le 13 juin 1231) était un célèbre docteur de l’église, considéré le protecteur des amoureux au Portugal et dans les pays de tradition portugaise, comme le Brésil.
Et voilà commerce et amour conciliés autour d’une date spéciale: le Jour des Amoureux au Brésil.
Par Maria Suzana MARC AMORETTI,
mercredi 28 mai 2008 à 05:29 ::Le Brésil
Le 25 mai est un jour consacré à l’Afrique qui célèbre l’anniversaire de la signature des accords de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), établis le 25 mai 1963.
L’OUA (remplacée par l’Union Africaine – l’UA) réclamait un élargissement de la représentation africaine, en tant que région géographique, dans les principales instances mondiales, notamment dans les Nations Unies avec le but de promouvoir l’unité des États africains.
Au Brésil, la journée mondiale de l’Afrique est commemorée dans plusieurs segments de la société. Le chanteur et compositeur Martinho da Vila reçoit le Prix Afrique Brésil pour avoir beaucoup oeuvré en faveur du peuple brésilien et de la cause des descendents des peuples africains.
La culture brésilienne a été forgée par la culture africaine – une culture transmise par les esclaves et leurs descendants à travers la musique (la samba), la cuisine, les contes, les comptines, le vocabulaire, la danse, les croyances...
Malgré la riche contribution culturelle des peuples africains au Brésil, on ne peut malheureusement pas oublier les traces profondes et durables d’un passé impitoyable, marqué par l’histoire du pouvoir.
Actuellement, l’inégalité sociale, le manque d’accès de la population noire et mulâtre à la satisfaction de ses besoins les plus fondamentaux – alimentation, éducation, santé – sont encore des réflets de l’esclavage subi par ses ancêtres africains. Ainsi, l’inégalité des chances au Brésil sembre être encore marquée par les différences raciales.
En effet, en septembre 2006, l’Institut Brésilien de Géographie et de Statistique (IBGE) a publié les résultats d’un sondage sur les perspectives de l’emploi des personnes de 10 ans et plus appartenant à des six régions métropolitaines utilisées comme référence pour l’Enquête Mensuelle sur l’Emploi, à savoir: São Paulo, Rio de Janeiro, Belo Horizonte, Salvador, Recife et Porto Alegre.
Les 42,8% des 39,8 millions de personnes interrogées se déclarent noires ou métisses. Ces données nous ont montré que ceux qui se déclarent noirs ou métis sont comparativement moins scolarisés que ceux qui se déclarent blancs. De plus, le revenu moyen des déclarés blancs est le double de ceux déclarés noirs ou métis, les premiers ayant ainsi l’opportunité de contribuer plus à la sécurité sociale que ces derniers.
Le combat contre l’inégalité est donc un important message pour le Jour de l’Afrique au Brésil. De plus, nous espérons que les peuples du monde puissent enfin construire une société globale plus harmonieuse et juste.