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1610-2010 Commémoration de la mort d'Henri IV

La France rend hommage en 2010 à Henri IV, né à Pau en 1553 et assassiné le 14 mai 1610. Le Président de la République Nicholas Sarkozy a ouvert l'Année Henri IV en louant la tolérance si moderne d'Henri IV malgré ses quatre cents ans.

En Béarn les commémorations de cette date sont multiples et significatives, selon la description du poète Alain LALAUDE.

La commémoration du 400ème anniversaire de la mort d'Henri IV en Béarn

Par Alain Lalaude

Aujourd'hui s'est déroulé à Bizanos, près de Pau, à la salle Daniel Balavoine, la commémoration du 400ème anniversaire de la mort d'Henri IV organisée par l'association " Bizanos demain" que préside Monsieur Tardan assisté de la jeune et talentueuse Delphine Dougnac...

C'est "L'Escole Simin Palay ", dirigée par Louisette Bernès Cabane, qui a ouvert les festivités en interprétant des chants traditionnels béarnais. Deux classes de l'école publique ont rejoint le groupe pour chanter une berceuse et danser le célèbre "Yan pétit qué danse..."

Ce premier spectacle a permis de faire patienter un public venu très nombreux pour déguster la fameuse poule au pot préconisée par Henri IV chaque dimanche pour ses sujets. Deux pâtissiers locaux ont fait renaitre pour la circonstance un gâteau très moelleux que l'on nomme "lou garfou". Vers 15h un deuxième spectacle présenté par le grand poète béarnais Alexis Arette Lendresse est venu apporter une saveur supplémentaire. on a pu ainsi apprécier les talents de conteur de Robert Laborde de Sauvagnon. Le groupe "Lous esbagats d'Assoû" nous a gratifié de magnifiques chants béarnais et français.

Entre deux chants, à la surprise générale, Henri IV lui même, tout droit descendu du purgatoire s'est invité au spectacle, pour le plus grand plaisir de tous, racontant son séjour en ce lieu d'expiation pour ses amours frivoles et ses découvertes lors de son retour sur cette terre... Un grand moment d'émotion et de rires avant de s'en retourner au purgatoire, lieu qui selon lui est moins triste et moins dur que le monde d'aujourd'hui...

Après un court intermède, Monsieur Desplat, professeur émérite de l'université de Pau, a donnée un conférence très intéressante sur la mort d'Henri IV et sur Ravaillac.

400 ans après, dans le cœur des béarnais comme dans celui des français, Henri IV n'est pas mort!

La tradition de la crèche au Brésil

Photo : Museu de Arte Sacra de São Paulo La crèche dans la tradition chrétienne catholique est l’endroit de naissance de Jésus, à Bethléem, selon la description de l’évangile de Saint Luc. La crèche de Noël représente la mangeoire dans laquelle se trouve le nouveau-né Jésus, Marie, la mère de Jésus, et son époux Joseph, les animaux et les trois rois Mages (Gaspard, Melchior et Balthazar).

Au XIIIème siècle Saint François d’Assise organisa une crèche vivante avant de célébrer la messe de Noël dans son église à Grecchio, en Italie. Cette idée fut reprise dans toute l’Italie et après s’est répandue par l’Europe. Au XVIIIème siècle les habitants ont développé la crèche à la maison avec des figurines, y compris au Portugal. Les registres historiques indiquent que les crèches existaient au Portugal depuis 1391. La tradition de la crèche est arrivée au Brésil à travers la colonisation portugaise.

Les crèches (presépio en portugais) au Brésil sont arrivées avec les missionaires jésuites au début de la colonisation. L’histoire extra-officielle raconte que la première crèche au Brésil a été faite en 1552. C’était une iniciative du jésuite José de Anchieta qui a créé un scénario de la naissance de Jésus pour la présenter aux indiens et aux colons au XVIème siècle. La représentation plastique de la naissance de Jésus avait un but éducatif d’évangélisation.

En 500 ans le Brésil a produit une esthétique particulière dans la construction de crèches de Noël, en introduisant des personnages locaux comme ceux du Maître Vitalino, à Caruaru, Pernanbuco, qui a fait des figurines d’argile des types régionaux Photo : Museu de Arte Sacra de São Paulodu nordeste ou comme les pièces créés par Maître Aleijadinho, le représentant majeur du baroque de l’état de Minas Gerais. Dans la région sud du Brésil où l’influence européenne est très forte les crèches utilisent des matériels alternatifs y compris le recyclage des déchets pour créér les santons.

Cette mise en scène de la nativité de Jésus est encore une forme d’union des personnes autour de la famille. La famille est ainsi le lieu d’accueil, de protection et d’amour symbolisée par la crèche de Noël.

La Biarnesa Traductions souhaite à toutes les familles un Joyeux Noël.

MERCEDES SOSA: l’une des voix les plus célèbres de l’Amérique Latine

Mercedes Sosa La chanteuse argentine Mercedes Sosa, surnommée “La Negra”, est morte le 04 octobre 2009, à Buenos Aires. Elle avait 74 ans, née le 9 juillet 1935 dans la province de San Miguel de Tucumán. Elle chantait les douleurs et les amours des peuples d’Amérique Latine.

Cette femme d’origine indienne et franco-basque mélangeait sur le plan musical le folklore au rock. Elle chantait avec sa voix grave et puissante la poésie de la poétesse chilienne Violetta Parra (Gracias a la vida, par exemple) et aussi les vers de Pablo Neruda. Elle a été toujours fidèle à ses engagements politiques. Elle s’était exilée en l’Europe à l'époque de la dictature militaire en Argentine.

Le compositeur et chanteur argentin Victor Heredia, l’un de ses amis et le compositeur de plusieurs de ses chansons (comme Razón de vivir), a déclaré:

"C'était la voix de ceux qui n'avaient pas de voix à l'époque de la dictature (1976-1983). Elle a porté sa préoccupation pour les droits de l'Homme dans le monde entier."

Mercedes Sosa est éternelle tout comme le sont ses magnifiques chansons. En hommage à cette grande dame de la chanson populaire, l’équipe de la Biarnesa vous propose de découvrir en vidéo l’une de ses plus belles chansons.

Quand les livres deviennent-ils combustibles?

Les Combustibles J’ai lu ces derniers jours, le livre de l’écrivaine belge Amélie Nothomb, intitulé Les Combustibles. C’est une réflexion non seulement sur l’importance et le rôle des livres dans notre société mais plutôt sur la passion des livres. Le style de Nothomb, que je connaissais déjà à partir de la lecture de quelques unes de ses oeuvres, s’impose par son humour fin et profond. La singularité discursive de Nothomb nous invite à lire ce livre qui se déroule comme une pièce de théâtre.

La trame se passe dans une ville assiégée. Il fait froid et les bombes explosent partout. Les trois personnages (un professeur de littérature, son assistant Daniel et Marina, la petite amie de ce dernier) doivent cohabiter à cause de la guerre. Le poêle s’éteint parce qu’il n’y a plus de combustible. Ils ont brûlé les meubles et il ne reste que les livres – une bibliothèque – pour se réchauffer. Une dispute éclate entre les personnes et ils ne s’entendent plus entre eux. Une discussion animée a eu lieu portant d’abord sur la formulation habituelle:

“Quel livre emmèneriez-vous sur une île déserte ?” (NOTHOMB, p.28)

Ensuite la question est posée à l’envers:

“Quels livres auriez-vous le moins de scrupules à détruire ?” (NOTHOMB, p.28)

Quel livre vaut un instant de chaleur ? Comment le choisir ? Quel livre est assez puissant et beau pour être brûlé le dernier? “Quel est LE livre que vous garderiez?” (NOTHOMB, p.67)

Les Combustibles, Théâtre Léo, Paris 2008-2009Dans cette discussion ils citent le film Fahrenheit 451 (1966) de François Truffaut où “les gens apprennent les livres par coeur parce que le gouvernement va détruire tout ce qui est écrit”. Ils sont d’accord que cela n’est pas une bonne idée. “Cest beau, mais c’est insane: comment voulez-vous apprendre Kleinbettingen par coeur ?” (NOTHOMB, p.62)

L’importance d’un livre ne se mesure pas seulement par son influence dans le monde mais surtout par le désir qu’on a de relire ce livre qui nous a touché, par le plaisir esthétique des scènes qui nous apportent de l’émotion. Entre ces différents arguments: à vous de trancher...

NOTHOMB, Amélie. Les Combustibles. Paris: Albin Michel, 1994.

Voici um extrait de la pièce de théâtre Les Combustibles, mise en scène de Stéphane Cottin, jouée au Théâtre Léo, Paris 2008-2009.

Le Béarn quand on est à l’étranger

Arnaud LAVIGNOLLEPour les Béarnais vivant a l'étranger, le pays est dans les tripes.

J'ai fait le tour du monde et je peux vous dire que de St Francisco à Buenos Aires les Béarnais ont la nostalgie de sa terre, de son histoire, de leurs familles.

La langue béarnaise (LA VRAIE) et pas l'espéranto occitan, est toujours pratiquée par les anciens avec les yeux qui brillent.

Notre pays est beau, une culture superbe !

Interview: le Béarn vu par le poète Alain LALAUDE

Maria Suzana Marc Amoretti:

Comment vous décrivez-vous?

Alain Lalaude:

Mon parcours est assez banal : école communale de Malaussanne jusqu’à 14 ans puis Lycée Beau Frêne à Pau jusqu’à 19 ans, études d’infirmier en psychiatrie diplômé en 1971, école de cadres à Bordeaux en 1975/76, enseignant au centre de formation d’infirmières de 1976 à 1980, cadre de santé de 1981 à 1988, cadre supérieur de santé de 1989 à 2006, puis retraite. Mes passions : la moto, restauration de voitures anciennes, bricolage en tout genre, montagne, photo et ….poésie

Maria Suzana Marc Amoretti:

Qu'est-ce que le Béarn représente pour vous?

Alain Lalaude:

D’abord c’est ma terre natale où depuis plusieurs générations mes ancêtres ont vu le soleil caresser les cimes enneigées de nos Pyrénées cette muraille d’à-pics qui nous rappellent que l’Espagne est juste derrière en direction du sud. Ici pas besoin de boussoles comme j’ai plaisir à dire à des amis qui habitent dans des régions plates comme la région parisienne, la Picardie… C’est un espace où il fait bon vivre par la clémence du climat, ni trop froid en hiver , ni trop chaud en été, souvent arrosé par les nuages venant de l’océan mas jamais trop longtemps. c’est bien pour cela qu’à la fin du 19ème siècle beaucoup d’anglais se sont installés à Pau et ont participé largement au développement de architectural et touristique de cette ville. C’est aussi une région où les traditions culinaires sont toujours vivantes avec en particulier les confits de canard, de porc, le foie gras, la garbure cette soupe de légumes dans laquelle un morceau de jambon à mijoté de longues heures pour lui donner un goût unique. Dans la maison paternelle que je restaure je compte bien cuisiner à nouveau au feu de bois dans l’antique cheminée pour retrouver les saveurs incomparables d’une omelette aux lardons, de boudin et de cèpes grillés, le parfum d’un ragoût de haricots ou d’une daube au vin blanc…. le Béarn c’est aussi le sens du dialogue et de la répartie. Il faut dire que notre langue se prête beaucoup à ce jeu à moins que ce soit l’inverse.

Maria Suzana Marc Amoretti:

Quel est le sentiment d'être Béarnais aujourd'hui ? Peut-on être Béarnais loin du Béarn ?

Alain Lalaude:

Il m’est difficile de répondre puisque je n’ai jamais quitté le Béarn mais je pense qu’on le reste toute sa vie ou devenir Béarnais est-ce possible? il faut me semble -t-il être imprégné de cette langue et de cette culture depuis son berceau mais rien n’est impossible à celui qui le désire vraiment.

Maria Suzana Marc Amoretti:

Une autre approche serait les sensations du Béarn: la perception des couleurs,des goûts, des textures, des lumières, des odeurs... Quand on ferme les yeux, comment le Béarn se présente-t-il dans votre imagination ?

Alain Lalaude:

Au loin, la chaîne de Pyrénées se détachant sur un ciel bleu, des prés verdoyants sur lesquels paissent des vaches en faisant tinter leurs clochettes… Le chant soudain d’un perdreau qui s’élève d’un fourré, une biche qui surgit d’un bois, le cri des grues qui migrent vers le nord…. L’angélus qui sonne à la cloche annonçant l’heure d’un bon repas que l’on va partager avec ceux que l’on aime dans la cuisine familiale dont voici ce que j’ai dessiné.

Interview avec Fred Forest - un souffle d'air frais: l'irréverence, l'éthique et la sophistication de Fred Forest ont séduit encore une fois le Brésil

Maria Suzana Marc Amoretti et Fred Forest Dans le cadre de l'Année de la France au Brésil j'ai eu le plaisir de connaître l'artiste multimedia Fred Forest dans ce mois de mai à Porto Alegre. Il est venu animer le panorama artistique du Brésil et apporter son exemple aux jeunes et aux moins jeunes aussi. Maintenant je donne la parole à Fred Forest.

Maria Suzana Marc Amoretti:

Vous avez fait votre auto-portrait comme étant avant tout celui d’un “expérimentateur”. C’est à cette condition que vous avez développé votre processus créatif comme artiste multimedia ?

Fred Forest:

Être un "expérimentateur", c'est d'abord une question de nature personnelle. C'est sans doute une certaine propension à la curiosité. Essayer d'explorer les choses en dehors des pistes habituelles; déjà toute tracées. Il faut bien se garder ne pas être pris au piège de la facilité, voir de la répétition. Je ne conçois pas l'art sans expérimentation car on risque rapidement de tomber alors dans des modèles sans invention nouvelle, donc dans de l'artisanat ! Je n'ai rien contre le "savoir faire" qu'implique l'artisanat mais je suis contre sa répétition des modèles jusqu'à l’épuisement de toute invention. Parmi les artistes il y a les " expérimentateurs " comme Picasso par exemple et ceux qui se copient eux-mêmes toute la vie, sombrant dans une vaine répétition. Il ne s'agit nullement de faire du nouveau pour faire du nouveau, mais de tenter en permanence de trouver les langages qui sont en adéquation étroite avec notre environnement, nos connaissances du moment, les techniques et technologies qui sans cesse évoluent et émergent, et enfin les idées (ideologies) qui elles-mêmes ne cessent d'évoluer. Comme artiste tout court (j'ai été moi-même dessinateur de presse et peintre) en privilégiant autant que possible la recherche mais comme artiste multimedia l'expérimentation devient de fait indispensable en soi car l'hybridation des supports et des techniques nous place necessairement en situation d'expérimentateur car il n'y a pas de modèles antérieurs. Au-delà du cadre de l'art qui est celui cet échange, je pense aussi que dans tous les domaines de l'activité humaine il y a une exigence de renouvellement et d'expérimentation pour conjurer la routine, la convention et finalement la sclerose.

Maria Suzana Marc Amoretti:

Quand on s’est parlé à Porto Alegre, vous avez dit qu’il y a une sorte de pouvoir de la part des collectionneurs, des galeries d’art, des musées, enfin, des institutions officielles et aussi des personnes liées à l’art en général qui veulent maintenir les mêmes critères d’évaluation de l’oeuvre d’art ad aeternum.

Fred Forest:

La nature humaine a horreur du changement et lui préfère la paresse d'un confort que perdure. Être confronté au changement, nous contraint à un effort permanent et nous oblige à faire face à des situations inédites qui nous obligent de modifier nos comportements physiques et psychologiques. Notre perception la plus juste possible de l'art nous conduit à remettre en question les anciennes grilles qui nous permettaient hier une approche et une analyse de l'art.Tout simplement parce que le monde change. Tous simplement par le fait que l'art, nous-même et la société, ne sont pas des notions et des repères défintivement arretés mais en interactions permanentes. Pour ce qu'il est des collectionneurs, des galeries et des institutions, souvent les critères d'évaluation sont maintenus uniquement par la lenteur avec lesquelles s'assimilent les nouvelles formes. Il ne faut pas oublier que les impressionnistes eux-mêmes ont commencé par être au Salon des refusés ! tandis qu'aujourd'hui ils sont dans tous les musées du monde les plus importants. J'ajouterai que les collectionneurs, les galeries, les institutions sont victimes d'un formatage du goût et que ce formatage a également pour raison la difficulté à faire évoluer le système économique qui leur est propre de l'esthétique de l'objet à l'esthétique de la communication.

Second Life Maria Suzana Marc Amoretti:

À votre avis, quels sont les nouveaux critères de valeur de l’oeuvre d’art de la révolution digitale en marche apportés surtout par l’accès à l’Internet et comment peuvent-ils s’exprimer à partir de Second Life?

Fred Forest:

Les nouveaux critères de valeur symbolique de l'art avec le digital s'établissent sur un changement de notre rapport au monde et d'un glissement perceptible de l'esthétique vers l'éthique. Il ne s'agit plus de fabriquer des produits pour la "décoration " des appartements bourgeois dont il faut orner les murs, mais d'offrir à chacun à l'aide d'outils qui appartiennent à notre époque des "moments" existentiels qui sont partagés à distance. Des "moments" qui ne sont plus uniquement visuels et extérieurs mais des "moments" qui nous ramènent aux racines et à la conscience de notre véritable relation au monde, ici et maintenant. Nous passons de la "representation" a la "présentation". L'art digital n'a pas pour objectif de représenter nos conventions visuelles, mais de nous rendre à nous mêmes. Sur Second Life il peut y avoir le pire et le meilleur...Le pire, c'est ce qui est le plus repandu hélas sur Second Life ! où les protagonistes dupliquent le monde tel qu'il se présente dans la realité, terme à terme, comme copie conforme. Dans ce cas, on se trouve, face à une "représentation" du réel qui ne fait pas émerger une vraie et nouvelle façon de voir, de sentir, de comprendre. L'imaginaire et l'invention sont absents. Seules les références à une culture obsolete subsistent. Mais en cherchant bien sur Second Life :-) on découvre soudain un "objet " qui ne ressemble à rien, porteur d'une illumination inédite qui aiguise nos sens et éclaire notre esprit. Mais pour cela, il faut être patient et bien chercher ! Avec Second Life, c'est comme dans la peinture hier: avec de la peinture vous pouviez être un artiste de génie et faire des tableaux sublimes, ou simplement faire de la peinture en bâtiment en pretendant que c'est de l'art !

Maria Suzana Marc Amoretti:

Les artistes ont toujours utilisé des stratégies de communication pour prendre le pouvoir. L’Internet est un moyen de diffuser les messages des artistes sans qu’ils dépendent des musées et des galeries à la mode. Quand l’artiste réussi à structurer lui-même son propre réseau de dissémination de l’oeuvre d’art il arrive à la fois à ouvrir les portes de la société pour son travail et aussi à mettre en place de nouvelles valeurs qui restaient jusqu’alors apprivoisées par l’idéologie institutionnelle dominante. Selon vous, l’Internet aujourd’hui permet la libération des artistes du joug du pouvoir institutionnel? Dans ce sens là, êtes vous même un exemple de ce genre nouveau d’artiste ?

Fred Forest:

Oui ce que vous avancez là est parfaitement exact. Je le partage entierement. Et c'est sûr, aussi, que je suis à ce titre un exemple emblematique, non seulement parce que je l'affirme, mais que par beaucoup de mes actions, j'en apporte les preuvres tangibles et par les résultats j'en administre la démonstration irrécusable.

Ego CyberstarMaria Suzana Marc Amoretti:

Vous avez avoué votre fascination pour les avatars par leur propriété d’être d’hybrides, un peu humains et un peu artificiels. Racontez quelle est l’origine de votre plus recent personage – EGO Cyberstar – et quels sont les rapports identitaires que peut-être vous entretenez avec lui ?

Fred ForestFred Forest:

Les rapports identitaires que j'entretiens avec Ego Cyberstar sont complexes et seul mon psychanaliste pourrait vous apprendre quelque chose à ce sujet... Mais comme je n'ai pas de psychanaliste, on ne le saura jamais ! Je pense que ma psychanalise la meilleure se fait, au jour le jour, avec l'art. Tout roman, même si son auteur s'en defend, est toujours autobiographique. Je veux bien en consequence qu'Ego Cyberstar soit à la fois ma mère, mon père, mon frère et le Saint Esprit, mais cette éventualité ne trouble en rien mon esprit. Un jour que nous dinions à Paris tous les deux dans un petit restaurant algérien rue de la Huchette, Vilem Flusser, après une longue conversation au cours du repas, où nous n'étions pas d'accord, a fini par me lancer irrité et peremptoire :" Fred tu dois savoir qu'un chat n'est pas autre chose qu'un automate amelioré. Puis, originaire de Prague, ou il est né, et maintenant enterré, après avoir passé la plus grande partie de son existence au Brésil, il m'a longuement parlé du Golem. Je pense aujourd'hui qu'Ego Cyberstar pourrait avoir pour moi quelque chose de commun avec le Golem tel que Flusse (grand érudit) m'en a parlé...

Maria Suzana Marc Amoretti:

Quels sont vos rapports avec le Brésil ? Pourquoi les Biennales sont-elles une obsession dans votre vie ?

Fred Forest:

Mes rapports avec le Brésil sont des rapports affectifs et énergétiques. J'adore le Brésil, car j'y ai rencontré une force vitale qui m'a permis de surfer juqu'à Porto Alegre :-) et, peut-être, un jour encore plus loin dans une de ces villes du-bout-du-monde du Brésil, où toutes les "expérimentations" sont encore possibles dans un pays neuf et en devenir. Par ailleurs, le Brésil a joué pour moi un rôle important dans le déroulement de ma carrière d'artiste sur une époque de plus de trente ans durant. C'est là ou mon vécu existentiel s'est fondu le plus étroitement avec ma trajectoire d'artiste et aussi avec la reconnaissance que vous savez. Les Biennales ne sont pas des obsessions du tout dans ma vie, se sont des terrains de jeu comme les stades le sont pour les footballeurs... Des champs d'expérimentation où je donne libre cours à ma verve critique, à mon gout marqué pour la simulation, à mon partage avec d'autres artistes de projets solidaires faisant sens.

Maria Suzana Marc Amoretti:

2009 est l’Anné de la France au Brésil et vous êtes venu dans ce cadre faire des conférences et expositions dans trois importantes villes brésiliennes: São Paulo, Porto Alegre et Brasília. Que signifie pour vous l’Année de la France au Brésil ?

Fred Forest:

L'Année de la France au Brésil au-delà du bla-bla-bla gouvernemental et de l'instrumentalisation des symboles et des artistes par les differents pouvoirs n'évoque rien d'autre pour moi que l'opportunité de retrouver, une fois encore, un pays, des hommes et des femmes que j'aime.

Voici quelques liens suggérés par Fred Forest:

Sémiotique et La Transfiguration de Raphaël: le Christ transfiguré et l’enfant épileptique

La Transfiguration (1520), ultime chef-d’oeuvre du peintre renascentiste Raphaël, conservé à la Pinacothèque du Vatican, raconte dans un seul tableau deux événements qui, selon la Bible, se sont déroulés au même moment en deux endroits différents.

Le peintre avait déployé une narrative sémiotique sur cette histoire biblique en inscrivant dans l’oeuvre l’idéologie esthétique de la Renaissance par le relais déictique (deixis = montrer) d’enseigner, de faire apprendre une leçon.

Le tableau de Raphaël exprime le conflit entre le pouvoir humain des apôtres et celui divin du Christ transfiguré. L’objet sémiotique de valeur qui apporte la cure est la Foi. Le héros est donc la figure du possédé qui joue um rôle essentiel dans le fonctionnement narratif du tableau. Le personnage de l’enfant épileptique ainsi que la transfiguration rélèvent de l’événement qui se caractérise par sa saillance et son éclat tandis que le tableau comme un tout peut être défini comme un procès. L’Observateur ne peut donc saisir le tableau comme un procès “en entier” (extensité), que s’il est touché par un événement (intensité). D’où la grande importance visuelle de ce personnage qui est placé par Raphaël au même niveau du Christ.

Fête des Belles-Mères : un jour pour aimer sa famille

Au Brésil, c’est aujourd’hui la fête des Belles-Mères - Dia da Sogra.

Même si le 28 Avril n’est pas encore tradition chez nous, c’est l'occasion non seulement de témoigner du respect à sa Belle-Mère, mais aussi de célébrer les éléments de la famille.

Cette fête se transforme ainsi en fête de la famille où l'on partage le désir d'union et d'harmonie.

Donc bonne fête à toutes les Belles-Mères qui rendent visite au Blog de la Biarnesa !

C’est aujourd’hui l’ouverture de l’Année de la France au Brésil

Le 21 abril 2009, date importante de l’histoire du Brésil (mouvement du XVIIIème siècle, inspiré par la Révolution Française, appellé “Inconfidência Mineira” lors de la mort de Tiradentes, animateur de ce premier mouvement d’indépendance du Brésil, le 21 avril 1792) marque le début de L’Année de la France au Brésil qui se déroulera jusqu’au 15 novembre 2009 (date qui commémore le passage de la monarchie au régime républicain au Brésil, au XIXème siècle, le 15 novembre 1889).

L’Année de la France au Brésil est le résultat d’abord d’une décision conjointe prise par les Présidents français et brésilien en 2006 et ensuite par une autre déclaration des Présidents Luiz Inácio Lula Da Silva et Nicolas Sarkozy, faite le 12 février 2008 à Saint-Georges de l'Oyapock, en Guyane. Les deux présidents se sont réunis en Guyane pour établir un plan d’action franco-brésilien : “Forts de leur volonté commune de développer le partenariat stratégique entre la France et le Brésil dans ses dimensions transfrontalière, bilatérale et internationale”.

L’Année de la France au Brésil fait suite à l’Année du Brésil en France (2005) qui avait connu un énorme succès. Maintenant c’est à la France l’opportunité de présenter dans les différentes régions brésiliennes toute la richesse de la culture française et du savoir-faire français dans différents domaines.

L’organisation de l’Année de la France au Brésil 2009 relève en France du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes. Elle est mise en oeuvre par le commissariat français de l’Année et les équipes de Culturesfrance, opérateur délégué du ministère des Affaires Étrangères et Européennes et du Ministère de la Culture et de la Communication, pour les échanges culturels internationaux. Un comité interministériel appuie l’action du commissariat. D’autre part, l’organisation de l’Année de la France au Brésil relève au Brésil du Ministère de la Culture et du Ministère des Relations Extérieures, et implique la participation d’autres structures publiques et privées fédérales, des états et municipales.

La programmation a été construite autour de trois axes principaux:

1- La France aujourd’hui : création artistique; innovation technologique ; recherche scientifique ; débat d’idées ; dynamisme économique.

2- La France diverse : diversité de la société française ; diversité des savoir-faire ; diversité régionale.

3- La France ouverte : partenariats franco-brésiliens, qui doivent inspirer les projets ; partenariats franco-brésiliens avec d’autres pays du monde (Afrique, Caraïbes, Amérique latine); débat sur les grands thèmes de la mondialisation.

L’Année concerne les principales villes et régions brésiliennes et touche tous les publics. La cérémonie d’ouverture a eu lieu dans la ville historique de Ouro Preto, à l’état de Minas Gerais. Au cours de la cérémonie, l’actrice et chanteuse brésilienne Bibi Ferreira, interprète d’Edith Piaf, a eu l’honneur de chanter l’hymne national de la France, La Marseillaise. L’hymne national du Brésil a été exécuté par l’Orchestre Filarmonique de Minas Gerais et l’hymne de l’état de Minas Gerais a été interprété par le chanteur et compositeur brésilien Milton Nascimento.

Le Blog de la Biarnesa est mobilisé dans le sens de coopérer pour donner la visibilité nécessaire à cet événément phare en essayant de favoriser l’amitié, la solidarité, les échanges et le partenariat entre Français et le Brésiliens à travers d’une meilleure connaissance de la la France et du Brésil.

Nos meilleurs voeux !

La Biarnesa souhaite à tous un joyeux Noël ! Tino Rossi chante Petit Papa Noël, dont les paroles ont été écrites par Raymond Vinci et la musique est de Henri Martinet (1946).

Enfant du Très-Haut

Enfant du Très-Haut,

En cette nuit si douce

Nous venons devant Toi ;

C’est Ta main qui nous pousse

À la place de choix…

Tu viens avec tendresse

Pour ramener à Toi

Les hommes en détresse

Dont chancelle la foi…

Tu leur donnes la chance

Malgré tout ce qu’ils font

De faire l’expérience

De ce qu’est Ton pardon…

Tu veux en abondance

Les combler de Tes dons,

Leur donner la confiance

D’entrer dans Ta maison…

Et du ciel sur la terre

Tu déverses le flot

De l’Amour de Ton Père

Dont Toi seul est l’écho !…

Mystère des Mystères,

Toi l’Enfant du Très-Haut,

Lumière des Lumières !

Il n’est rien d’aussi beau !…

Alain LALAUDE

Saveurs du Béarn: Le Pastis d’Amélie

Copyright Le Pastis d’Amélie Des liens sociaux sont souvent tissus autour d'une table, en savourant un bon repas. Le goût des aliments, son aspect visual, sa texture, ses couleurs, son odeur offrent une occasion permanente de communication à travers l'échange symbolique des signes et des codes qui émanent du plaisir culturel de manger.

La gastronomie du terroir béarnais est très riche. Elle nous donne envie de déguster toutes ces savoureuses spécialités: la garbure, le confit de porc, les coeurs de canard pour n’en citer que quelques-unes. Mais ce mois de décembre nous a reservé une belle surprise !

La Biarnesa a reçu un cadeau très spécial de M. Peio Larquier: le pastis d’Amélie. Nous trouvons une charmante définition de pastis sur le site du Pastis d’Amélie:

“Pâtisserie, pastisseria, … pastis ! Un mot gascon pour dire « pâte », pour baptiser, au fil du temps, une ribambelle de gâteaux et ne finir par n’en désigner que le meilleur : ce gâteau béarnais moelleux et doré”

Copyright Le Pastis d’Amélie M. Larquier est le successeur de la famille et le gardien de la recette du pastis de son arrière-grand—mère Amélie. Cette spécialité béarnaise est fabriqué dans une boulangerie, située à Mazerolles et son processus de fabrication dure 48 heures:

“Un périple de fabrication qui a coutume de commencer par une longue nuit, où vont macérer infusion de gousses de vanille et de rhum, lait, anis, beurre et sucre. Rhum, vanille et anis pour un savant mélange d’arômes. Un anis naturel dont le parfum se révélera ensuite à la cuisson. Et le soleil se lève, et annonce le temps du levain (« borider » en gascon). Farine, levain ajoutés au mélange, on commence à pétrir la pâte. Tout d’abord une première fois à la machine, puis ensuite à la main, pour l’oxygéner et lui donner un peu de légèreté. Un tour de main passionné, unique et artisanal. « Une pâte vit. On ne la travaille pas de la même façon, selon qu’il fait chaud ou froid. On modifie la durée de fermentation. Pour le pastis ou pour le pain, c’est la même chose. Changer sa méthode de travail est intéressant. Sinon c’est l’usine. ». Puis la pâte fermente, 36h durant. Dans un local fermé à 27°C, elle finit par « bouillir », on parle de « borrit ». Il ne lui reste plus qu’à prendre place, dans ces moules beurrés conçus spécialement pour rappeler la forme des casseroles dans laquelle elle cuisait autrefois. « Je sens à la main si je prends assez de pâte ou non », confie Jean-Louis Larquier, quand il remplit ses moules et y saupoudre ensuite de gros grains de sucre. Enfournés enfin pour une ultime étape, près d’1h30 pour retrouver le goût, le moelleux et la forme du Pastis d’antan, jusqu’à ce que l’aiguille à tricoter d’Amélie elle-même, teste et déclare la cuisson terminée.”

Le colis, que nous a été gentimment offert par lui, nous a fait embarquer dans un voyage culinaire savoureux au pays de nos ancêtres. Nous avons goûté ces pastis au petit-déjeuner et au goûter, avec toute la famille réunie. Le Pastis d’Amélie a donc favorisé un vrai échange symbolique avec le Béarn et nous a fait rêver des temps d’antan en même temps qu’il nous laisse un message sur l’importance de garder la tradition à travers la valorisation des produits du terroir et des savoirs-faire qui se transmettent de génération en génération.

Le feuilleton télévisé brésilien et la musique de Carla Bruni-Sarkozy

La télévision brésilienne, considérée comme une des meilleures et des plus modernes du monde, a reçu plusieurs prix internationaux pour la qualité de ses émissions. Son principal produit est le feuilleton, avec des grandes audiences locales et, actuellement, exporté dans plus de 130 pays.

La première chaîne commerciale du Brésil pour son audience est la TV GLOBO. C’est elle aussi qui produit la majorité des feuilletons télévisés (novelas). Les feuilletons brésiliens envahissent les heures de grande écoute de la télévision brésilienne et sont une passion nationale, au point d’aller jusqu’à déterminer certains comportements culturels de leurs habitants.

Glória Pires, Marcelo Anthony et Reynaldo Gianecchini, Copyright GloboLes feuilletons sont suivis tous les soirs par des millions de brésiliens de tous les âges, de toutes les classes sociales et envahissent les horaires de grande écoute du nord au sud du pays. La popularité des feuilletons brésiliens est due en grande partie au fait que dans ces fictions télévisuelles on présente des scénarios soignés, des trames et des personnages séduisants, toujours avec de l'humour et de l'émotion.

L'humour nous invite à rire de notre dure réalité et ainsi l’humour nous aide à mieux la comprendre. D'autre part, il y a l'effet catharsis, quand les spectateurs en vivant, par procuration, les émotions des personnages du feuilleton, se libèrent de leurs propres angoisses.

Le feuilleton télévisé Belíssima, produit et diffusé sur la chaîne brésilienne Globo, écrit par Sílvio de Abreu avec des acteurs comme Fernanda Montenegro (qui a joué dans le film Central do Brasil), Tony Ramos, Glória Pires, Lima Duarte, Glória Pires, Cláudia Abreu, Marcelo Anthony, Cláudia Raia, Reynaldo Gianecchini, Irene Ravache, a connu beaucoup de succès en 2005/2006.

Les feuilletons se construisent avec la forte présence de la musique nationale et internationale. La bande sonore des feuilletons génère des diffusions massives à la radio et des émissions à la télé (surtout des vidéoclips) et fait que les artistes soient très populaires.

Letícia Birkheuer, Copyright Globo En 2005, la bande sonore du feuilleton Belíssima a fait le Brésil découvrir la compositrice et chanteuse Carla Bruni, actuellement la première dame de la France, épouse du président Nicholas Sarkozy. La chanson « Quelqu’un m’a dit » interpretée par Carla Bruni - vous pouvez l'écouter en cliquant sur la deuxième vidéo à la fin de ce billet - faisait partie de la bande sonore de ce feuilleton comme la chanson thème du personnage Érica Assumpção (vécue par Letícia Birkheuer).

Vous trouverez ci-dessous l’ouverture du feuilleton Belíssima, une création des designers Hans Donner et Alexandre Pit Ribeiro, avec la chanson “Você é linda” du chanteur et compositeur Caetano Veloso. Hans Donner est le responsable pour l’identité visuelle de la chaîne Globo et pour la plupart des ouvertures des émissions télévisives.

Actuellement, la chaîne Globo a au moins trois feuilletons en cours: Ciranda de Pedra, Beleza Pura et A Favorita.

Le quatorze juillet: l’Indien Brésilien et la Révolution Française

Le 14 juillet est la Fête Nationale Française qui célèbre le début de la Révolution Française en 1789. Cette date correspond à la prise de la Bastille, prison et symbole du pouvoir absolu de Louis XVI.

La chute de la Bastille est un symbole de liberté et de combat à l’opression non seulement pour tous les citoyens français mais aussi pour nous en Amérique Latine. Au Brésil en particulier, elle nous invite vers un monde meilleur soutenu par les trois idéaux de la République française: Liberté, Égalité et Fraternité.

Cependant, beaucoup des valeurs qui symbolisent cette date puisent leurs origines dans l’admiration que les philosophes français ont porté aux Indiens du Brésil qui vivaient dans le paradis en contact avec la nature. Au XVIème siècle, quelques Indiens du Brésil étaient à Rouen, en Normandie.

Le regard français sur l’altérité a recuperé les valeurs du bon sauvage, éloigné du mercantilisme et des grands bouleversements de la Révolution Industrielle. Le mythe du bon sauvage, qui s’est constitué suite à la découverte de l’Amérique, est l’idéalisation des hommes vivant en contact étroit avec la nature. L’utopie des lumières qui nous fait rêver encore aujourd’hui répond à la quête des valeurs du 18ème siècle.

Selon l’Office de Tourisme de la ville normande de Rouen:

Au XVIe siècle, les Rouennais s'intéressent au bois brésilien, qui donne une teinture rouge, et ils envoient Verrazzano le chercher sur les terres auxquelles il a donné son nom : ainsi, Rouen devient le principal port pour le trafic avec le Brésil, et lors de la visite du roi Henri II en 1550, une fête brésilienne est organisée sur la Seine. C'est à Rouen que Montaigne rencontre des Indiens brésiliens.

L’écrivain brésilien Afonso Arinos de Melo Franco (1905-1990) a écrit en 1937 un livre incontournable intitulé L’Indien Brésilien et la Révolution Française (O Índio Brasileiro e a Revolução Francesa). Il fait une comparaison entre l’extrait des Essais de Montaigne, consacré au cannibalisme, et le second Discours de Rousseau.

Son oeuvre de littérature comparée est une brillante analyse de l’impact de l’image de l’indien brésilien dans l’imaginaire, dans la littérature et dans la pensée des européens des siècles XVI, XVII et XVIIIème siècles. C’est pour tous ces liens culturels que nous fêtons aussi la Révolution Française au Brésil. Vive la France !

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